Du 15 au 19 mai 2017, les responsables du groupe de marche de Vivag avaient organisé un séjour d'une semaine sur les rives du lac de Constance. Une vingtaine de participants ont répondu à l'appel de Madeleine Grandjean et de sont retrouvés à l'hôtel Seehotel Schiff de Mannenbach d'où ils partirent chaque jour à la découverte de la région et de ses trésors architecturaux et naturels. Le tout à l'issue de parcours pédestres variant entre 5 et une vingtaine de kilomètres par jour.

Après un parcours en chemin de fer qui démarra aux aurores à la gare de Gland, tous les participants se retrouvèrent sur le coup de midi pour prendre le bateau en direction du l'île de Reichenau. Cette première mise en jambe de l'après-midi permet aux marcheurs de s'extasier de la diversité et la profusion des cultures maraîchères de l'île. Le retour en direction de notre hôtel à Mannenbach en fin de journée s'acheva par un apéritif sur la terrasse au bord du lac et sur un repas bienvenu avec une vue époustouflante sur les rives du Bodan. Les efforts déployés par les participants durant la journée les poussèrent à ne pas s'attarder trop longtemps pour contempler la vue avant de se blottir dans les bras de Morphée.

Le lendemain, après un petit-déjeuner copieux, l'objectif était de découvrir le grandiose vignoble du canton. De Mannenbach, le train conduisit les marcheurs jusqu'à Weinfelden, qui se remirent sur leurs pieds pour attaquer les pentes des parchets plantés d'une grande variété de cépages. Un petit arrêt à mi-côte nous permit de rencontrer une aimable vigneronne originaire de Morat, mais qui était tombée amoureuse de la région. Et quand nous avons demandé à la charmante Suzanne si nous pouvions remplir nos gourdes d'eau, c'est avec un grand plaisir qu'elle acquiesça à notre sollicitation, mais ne put s'empêcher de nous faire découvrir les trésors viticoles de son domaine. Après une demi-heure de discussion animée avec celle-ci, nous avons dû nous faire violence pour poursuivre notre chemin jusqu'à Keuzlingen d'où le train nous ramena à l'hôtel. Les adeptes de la petite marche ne profitèrent pour leur malheur pas à ce moment inoubliable pour les plus courageux.

Le troisième jour de marche nous amena jusqu'à la bourgade de Stein am Rhein, au fil d'une balade soutenue de 2 heures à travers les vergers et villages jusqu'à cette bourgade dont le patrimoine immobilier moyenâgeux reste impressionnant. Un retour en bateau sur le bras inférieur du lac de Constance nous permet d'admirer la région depuis le large et de la découvrir de cette manière sous un tout autre angle.

L'antépénultième journée de notre périple nous amena, au départ de la ville de Constance, en Germanie à la découverte de la célèbre île de Maineau, de ses parterres de fleurs et de ses espèces végétales et arboricoles très variées. La marche depuis l'arrivée dans la ville germano-suisse jusqu'au passage sur le pont nous amenant sur l'île dura près de 4 heures. Le retour en bateau et en train fut très apprécié des marcheurs émerveillés, mais éprouvés par la chaleur et la longueur de ce périple.

Le cinquième et dernier jour de ce camp de marche nous a projetés au plein cœur de l'histoire européenne, en l'occurrence le château d'Arenenberg, qui abrite aujourd'hui le Musée Napoléon. Ce château fut la résidence d'Hortense de Beauharnais, reine de Hollande et épouse de Louis, frère de Napoléon Bonaparte après la chute de l'Empire français. On y retrouve le château dans son écrin reconstitué tel qu'il se présentait à l'époque.

Toutes ces escapades permirent aux participants des grandes marches de franchir au total pendant ces cinq jours une distance de plus de 68 km. Un grand merci aux organisateurs Madeleine et Georges Grandjean pour leur préparation exemplaire du séjour et des circuits ainsi que des accompagnateurs émérites Marie Chatton et Rosine Hinnen.

Texte: © Pierre-Henri Badel
Photos: © Alain Maret

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